5 aliments à éviter lors d'un banquet

Je suis en train d'organiser un banquet pour le grandeur nature auquel je participe et je fais beaucoup de recherches sur cette époque. À mon grand étonnement, je ne suis pas aussi bien informé sur ce qui se mangeait au moyen-âge que je le pensais. Il y a plusieurs aliments que j'avais sélectionnés pour le repas que je devrai repenser ou déguiser pour que l'authenticité historique de mes recettes ne soit pas remise en question.

Voici les 5 aliments à éviter lors d'un banquet médiéval :

  • Les fruits exotiques
  • La dinde
  • La carotte
  • Les pommes de terre
  • La tomate

1- Les fruits exotiques


Avec la mondialisation, plusieurs produits que nous pouvons trouver facilement au supermarché ne se retrouvaient pas ou peu sur la table de nos ancêtres d'il y a un siècle. Les agrumes comme l'orange ou le pamplemousse, la banane et la mangue devaient être importés vers l'Europe pour être consommés.

2- La dinde


Comme Astérix et Obélix nous l'ont montrés, le dindon n'était pas connu avant d'arriver en Amérique. Bien que ce soit maintenant un indispensable sur notre table, les gens mangeaient d'autres sortes d'oiseaux comme le poulet, le canard ou encore le cygne.

3- La carotte


Bien que sa valeur thérapeutique soit connue depuis l'époque des grecs et des romains, elle n'a obtenu sa belle couleur et son goût sucré que vers la moitié du XIXe siècle. Elle reste mangée par les paysans tout comme le panais mais les nobles n'aiment pas son cœur fibreux et sa couleur blanchâtre.

4- Les pommes de terre


Dès que j'ai commencé le menu du banquet que j'organise, j'ai pensé à la patate comme légume d'accompagnement de la viande mais c'était sans savoir qu'elle a été importé de l'Amérique à la Renaissance seulement. Si vous pensiez faire des frites, c'est encore pire.

5- La tomate


Tout comme la patate, je ne m'attendais pas à ce que la tomate soit un aliment inconnu des gens à l'époque médiévale. Ce n'est qu'au XVIe siècle que ce fruit consommé comme un légume fut ramené du Chili par les Espagnol. Alors, ils ne la mangeaient pas, ils en faisaient une plante ornemental utile à la médecine.

J'espère que ce rapide survol de ces 5 aliments inconnus du moyen-âge vous aidera à rendre votre prochain banquet médiéval des plus véridiques.

Dans la ville de Paris

Comme je m'y attendais, plus je fais de recherches à travers le Web pour trouver de nouvelles chansons pour le blog, plus je découvre de groupes qui versent dans le traditionnel, le moyenâgeux et la musique de la nouvelle France.

Ici, en faisant une recherche sur une vieille chanson canadienne française, je suis tombé sur le site de Mes souliers sont Rouges, un groupe de français (et un québécois) spécialisé dans les chansons humoristiques et/ou traditionnelles d'inspiration québécoises, françaises ou cajuns. Malheureusement, leur site annonce qu'en décembre 2006 ils ont suspendu, après 15 ans, les activités du groupe pour que chacun se consacre à carrière personnelle.

La chanson Dans la ville de Paris reprend le thème de "la belle qui fait la morte pour garder son honneur [...] chanté de mille et une façon aussi bien en France qu'au Québec. Elle date au moins du dix-septième siècle. Davenson, dans son introduction à la chanson populaire française nous la présente comme une chanson de marche composée dans un milieu militaire. Une version bas-normande figure dans l'indispensable anthologie de Marc Robine ainsi que de très intéressant commentaires. "Les charbonniers de l'enfer" en ont enregistré une version peu commune qui vaut le détour." C'est un classique qui figure aussi parmi les chansons des disques de l'auberge du Dragon Rouge.

Je vous met la version de MSSR mais il existe plusieurs autres versions qui disent environ la même chose avec d'autres mots ou sur d'autres airs.

Dans la vill' de Paris, lui a t'une princesse
Lui a t'une princesse plus belle que le jour
Trois braves capitaines veulent lui faire l'amour.

Le plus jeune des trois la prit par sa main blanche
Montez, montez la belle sur mon cheval gris
A Paris je vous mène dans une hôtellerie.

Et quand ils furent rendus, là-bas dans cette hôtel
Soupez, soupez la belle avec bon appétit
Avec un capitaine vous passerez la nuit.

Ecoutant ces paroles, la belle a tombé morte
Sonnez, sonnez les cloches, sonnez tout doucement
Car voilà ma mie morte, j'en ai le coeur dolent.

Nous la ferons enterrer, cette aimable princesse
Dans les jardins d'son père, là où nous l'avons prise
Nous prierons Dieu pour elle, qu'elle aille en paradis.

Son père s'y promenant tout le long de sa fosse
Ouvrez, ouvrez la porte, mon père si vous m'aimez
Trois jours j'ai fais la morte, pour mon honneur garder.

Si vous ne savez pas comment la chanter, comme d'habitude, je vous ai trouvé une version en ligne faite par Mes souliers sont Rouges. Exceptionnellement, je vous en ai trouvé une deuxième.

Comme pour plusieurs autres chansons, vous devrez surement adapter le nom de la ville selon l'histoire de votre grandeur nature.