La rapidité d'un système informatisé

Avec la venue de l'informatique, plusieurs choses ont changées dans le monde pour le rendre plus rapide et pour diminuer au maximum l'effort de l'être humain. Pourquoi, si cette technologie est si fantastique, ne pas utiliser les ordinateurs pour rendre la vie plus facile à vos animateurs ?

D'abord, il faut savoir que lorsqu'on fait soit même son système informatisé, ça prendra entre trois et quatre fois plus de temps que s'il était resté sur papier. Plus un système est compliqué, plus il sera long à coder.

Généralement, les systèmes simples n'auront pas besoin d'un tel investissement en temps. Ça en serait beaucoup de perdu pour très peu de bénéfices. C'est vraiment quand on s'attarde à créer tout plein de types de personnages et d'options pour le joueur que l'informatique vient à notre aide.

Heureusement, tout le temps mis en programmation (et même plus) rend le travail de ceux qui avaient à passer des heures après chaque partie à aider les joueurs à faire leur mise à jour de personnage pratiquement inexistant puisque l'application s'en charge.

Aussi, comme le travail est fait durant la saison morte, vous pouvez consacrer tout votre temps aux parties sans trop penser à ce qui se passe avec l'évolution des joueurs (même si j'y jeterai un oeil une fois de temps en temps au cas où.)

Si on a confiance en elle, l'informatique peut vraiment aider à ce que chaque personnage soit monter selon le même système, sans risque d'erreur de retranscription et qu'il soit bien uniforme par rapport à ceux des autres joueurs. L'invention de l'ordinateur a fait avancé plusieurs domaines. Si les grandeurs natures suivent ce courant, ils prendront encore plus d'expension.

La jeunesse de Myp

Dans l'une des nombreuses forêts du grand continent, l'un de ces endroits inconnus même par les hommes de loi, bien avant ces histoires de tentatives d'assassinat sur le roi Shadora le jeune, un village paisible s'éveillait. Loin de ressembler à ce que les autres races construisaient, il était battit à même un grand chêne millénaire. Chaque branche, chaque trou et chaque racine était peuplée par de petits êtres aux allures enfantines dotés d'ailes de papillons.

C'est en cet endroit que je suis né. Je ne me rappelle pas trop en quelle année nous étions. Je crois que c'était 250 ans avant les Dieux mais mon frère est persuadé que c'était 10 ans après. Nous sommes nés de la même mère, le même jour, pratiquement au même moment.

Mon frère, Peep, est plutôt petit et grasset. Heureusement pour lui, il a eu la chance d'avoir des ailes en santé dès la naissance. Il a toujours eu de la facilité pour les Illusions. Ça lui attirait parfois des ennuis mais il s'en moquait car il s'en sortait toujours au détour.

Moi, au contraire, je suis plutôt grand et quand je suis né mais ailes n'étaient trop frêles pour me permettre de voler. J'arrivais sans cesse en retard à l'école de magie ce qui me fit expulser. Comme je n'aimais pas réellement ça, je n'ai pas été trop dérangé de devoir la quitter.

Je me suis trouvé d'autres activités. Je m'entrainais, je rôdais à travers le grand Chêne et j'ai finit par m'associer aux vauriens de Flak. Ce n'étaient pas de bonnes personnes mais ça occupais mes journées.

Voici à peu près ce qui s'est passé avant que je ne quitte mon village. Je n'y ai jamais remis les pieds mais peut-être qu'un jour je le ferai.

-- Myp Crocbleu

La chanson du bourrel

Aussi appelée On l'a pendu avec ses trippes, cette chanson fut inventée puis écrite par Jean-François Taillon entre 2000 et 2001 à l'Auberge du Dragon Rouge alors qu'il y incarnait le personnage de Bernier et qu'un des troubadours lui ait demandé de chanter avec eux. "Fais-moi une chanson en Ut" lui demanda-t-il, étant pris au dépourvu et ne sachant point quoi chanter. Il choisit d'y aller avec une chanson à répondre pour se laisser le temps, pendant les réponses, de penser au prochain couplet.

Comme je l'ai écrit dans mon précédent article, c'est un de mes lecteurs qui m'a demandé de commencer la recherche des paroles de cette chanson qui est devenue une sorte d'hymne à Bicolline. Après avoir contacté le propriétaire de l'Auberge de Dragon Rouge, M. Martin Gauthier, j'ai appris par qui elles avaient été écrites et qu'il fait partit du groupe de la Murène, "un groupe musico–théâtrale spécialisé dans les chants marins de l’âge d’or de la piraterie."

J'ai repris mes recherches sur le web pour me rendre compte qu'ils n'ont aucun site Internet ni aucune adresse courriel publique. J'ai donc ré-écrit à M. Gauthier pour lui demander s'il connaissait une manière de rejoindre M. Taillon ou les membres de la Murène. En réponse, j'ai reçu l'adresse courriel de Frederic Laberge, aussi connu sous le nom de Fred dit du Lac, un autre des membres de la Murène.

Le lendemain, à peine plus de 24 heures après l'avoir contacté, Fred du Lac m'a envoyé le numéro de téléphone personnel de l'auteur de la chanson que plusieurs prennent maintenant pour une chanson traditionnelle sortie d'un vieux coffre poussiéreux.

Après tout ce va et vient de courriels et d'appels téléphoniques, après avoir vaincu ma gène de déranger un parfait inconnu chez lui seulement pour lui demander les paroles d'une chanson qu'il a écrite et le droit de les publier sur le blog, voici ce que Mathieu attendait :

On l'a pendu avec ses tripes.
On l'a estouffé avec ses tendons.
On l'a escartelé avec quatres étalons.
Et nous estions,
fort heureux.

On l'a pendu avec ses tripes.
Dans l'huile bouillant la peau ça fripe.
Avec ses dents on a fait des chapelets.
Avec ses tibias on a joué aux osselets.
Et nous estions,
fort heureux.

On l'a pendu avec ses tripes.
On l'a empalé avec du fer chauffé à blanc
et on l'a retiré très très très lentement
Et nous estions,
fort heureux.

On l'a pendu avec ses tripes.
...
Paroles et musique par Jean-François Taillon
Pour ceux qui ont de l'imagination, la chanson peut être allongée en y ajoutant vos tortures préférées (si vous en avez, laissez les en commentaire.)

Malheureusement, encore une fois, je n'ai pas de version à vous faire entendre pour vous permettre de chanter la chanson sans jamais l'avoir entendue. Tout n'est quand même pas perdu. Vous avez trois façons de pouvoir en entendre l'air.

D'abord, malgré son départ de l'Auberge, J-F Taillon (qui a déjà protégé sa chanson par des droits d'auteur) a laissé à son bon copain Fred du Lac le droit de chanter sa chanson. Donc, si vous avez la chance d'aller manger à Montréal dans ce restaurant aux allures moyenâgeuses et que ce troubadour est présent, profitez-en pour la demander.

Ensuite, la Murène fera quelques représentations cet été et vous pourrez y entendre leurs chansons de pirates. Pour les intéressés, ils seront au banquet du Galion de Bicolline le 29 mars prochain et à la Fête des Chants de Marins de Saint-Jean-Port-Joli entre le 15 et le 17 août.

Finalement, le groupe prépare un disque. Prévu pour le mois d'avril, peut-être plus tard puisque ce sont des artistes et qu'ils doivent tous se réunir pour l'enregistrer. L'album Aujourd'hui vivant, demain mort devrait, selon mes sources, contenir La chanson du bourrel.

Soit dit en passant, pour ceux que ça intéresserait, en discutant avec Jean-François, j'ai appris que le mot "bourrel" serait l'ancêtre de notre "bourreau".

Alors voilà ! C'était l'histoire des 8 jours de recherches pour trouver les paroles de cette chanson qui, je l'espère, sera chantée par un ou deux GNistes cet été.

Tourdillon

Le 7 février dernier, après avoir fait la lecture de ma critique du nouveau disque de l'Auberge du Dragon Rouge, un certain Mathieu me laissait un commentaire :

Hola ! Puisque tu sembles avoir écouté les 3 albums, peux-tu me dire si sur l'un de ceux-ci se trouve la chanson "On l'a pendu avec ses tripes et nous étions bien heureux" ? Je ne connais pas le titre exact ni le nom des musiciens mais ça fait un bout que je la cherche.
Comme je suis très attentif à mes très peu nombreux lecteurs, je me suis lancé dans quelques minutes de recherche sur Google avant de me rendre compte que je n'allais pas l'y trouver. Pour ceux à qui ce titre ne dirait rien, c'est une chanson qui peut être entendue à l'Auberge les soirs où il n'y a pas trop d'enfants.

J'ai alors eu l'idée de contacter la personne en charge de l'endroit pour lui demander s'il pouvait m'aider à trouver une version écrite de la chanson pour pouvoir la publier ici.
Concernant "On l'a..." C'est une originale dont le parolier est JF Taillon. Il n'y a aucun projet de l'endisquer et à ma connaissance aucune version numérique.

Je n'ai pas les paroles des chansons sur le disque, mais la possibilité d'en offrir une pour ton blog (en exclusivité). Choisis celle qui t'intéresse et j'obtiendrai les autorisations nécessaires pour que tu puisse la diffuser en entier. En citant la source et en mettant un hyperlien vers notre page de produit dérivés. Qu'en penses-tu?
Comment ne pas accepter une telle offre ? Comme dans mon dernier article j'avais dit que ma chanson préférée (sauf Le curé de Paris qui est déjà en ligne sur le blog) était Tourdillon, je lui ai demandé s'il ne pouvait pas contacter les Corsaires afin d'avoir le droit de publier leur chanson ici.

Je n'ai pas de version électronique de la chanson et vous devrez savoir lire la musique afin de comprendre comment la chanter mais, vous pouvez aussi acheter le disque pour écouter la chanson numéro 9.

Quelqu'un du groupe Corsaire m'a envoyé une description de la chanson Tourdillon :
Le tourdion est d’abord une danse de couple populaire en France au début du XVIe siècle. En 1530, Pierre Attaignant, qui inventa un procédé permettant d’imprimer une portée et des notes en une seule étape (le premier Français qui édita de la musique) a publié dans un recueil une chanson à boire à quatre voix nommée Tourdion. Le texte étant anonyme, l’air de cette chanson avait toujours été transmise de bouche à oreille1.

Dans cette version, Arnould (Louis Monty-Tremblay) et Rougeot (Julien Després) accompagnés par le corsaire2 Marc-Antoine Bérubé offrent une version qui reflète bien les couleurs de la tradition orale; le texte variant d’une version à l’autre et étant sujet aux transformations selon la source. Cette chanson fait partie du répertoire de la Renaissance et a déjà été jouée maintes fois tant à l’Auberge du Dragon rouge que dans des reconstitutions musicologiques. Philippe Gélinas, Les Lutins luthiers et Justine et Séverin sont des musiciens qui, au Québec, ont fait des versions de Tourdion, cette belle, ancienne et poussiéreuse chanson à boire, qui donne évidemment très soif.

Sur cette version, Louis Monty-Tremblay chante, joue de la guitare et de la vielle à roue, Julien Després chante et joue du flageolet et Marc-Antoine Bérubé joue du violon.
La partition m'a été transmise en format PDF par le groupe mais, pour ceux qui ne sauraient pas lire la musique, voici les paroles :

Quand je bois du vin clairet,
ami tout tourne-tourne-tourne-tourne,
aussi désormais je bois
Anjou ou Arbois.

Chantons et buvons,
à ce flacon faisons la guerre,
chantons et buvons,
mes amis, buvons donc !

Le bon vin
nous a rendu gais,
chantons,
oublions nos peines, chantons !

En mangeant
d'un gras jambon,
à ce flacon
faisons la guerre!

Buvons bien,
buvons mes amis,
trinquons,
buvons, gaiment chantons !
J'aime beaucoup cette chanson où les voix se superposent pour former un canon tout au long de la chanson jusqu'à ce que chacun se mette à chanter les 2 derniers couplets. Elle sonne très bien et en Grandeur Nature, chantée par 2 ou 3 hommes, elle ferait un excellent effet.

Pour ce qui est de la demande de Mathieu, je continue mes recherches. Ce J-F "Bernier" Taillon ne semble pas avoir d'adresse courriel connue mais j'ai appris qu'il fait partit du groupe "La Murène". J'essaie maintenant d'entrer en contact avec eux.

Finalement, comme promis, je vous invite à visitier le site des produits dérivés d'Oyez! Oyez! Productions où vous pouvez voir leurs trois disques compacts ainsi que deux livres de recettes que je n'ai pas encore eu la chance de me procurer.

1 Philippe Gélinas, Ménétrier, 2003, Lanoraie, Québec, Disque compact
2 Corsaire est un groupe de musique traditionnelle celtique composé de Louis Monty-Tremblay, Julien Després, Marc-Antoine Bérubé et In-Ah Sophie Gagné

Les 5 règles du Fairplay

Que ce soit dans n'importe quel sport, le fairplay est très important. Il rend le jeu beaucoup plus intéressant et donne le goût aux joueurs de vouloir recommencer. J'ai trouvé 5 petites règles de fairplay dans les règlements de Bicoline et je trouve qu'elles décrivent assez bien comment ce devrait être dans les parties de jeu de rôle en grandeur nature.

Quelques règles sont évidente et donc pas énoncées dans la liste comme le fait de ne pas se battre réellement ou de ne pas jouer sous l'effet de substances illiicites. Ce sont des règles évidentes qui devraient être respectées par tout le monde.

Voici donc les 5 règles de fairplay que l'on peut trouver dans les règles de Bicoline :

  1. Grandit ta nature, ce n'est qu'un jeu.
  2. Compte les coups que tu reçois et laisse à l'autre le soin de compter ceux que tu donnes.
  3. Dans le doute de l'arme qui t'as touché, sois généreux.
  4. Honore ta propre mort par une minute de silence.
  5. Laisses le temps au guérisseur de faire son œuvre de guérison.

Simplement par ces 5 règles de vie commune, on améliore grandement la qualité d'un GN.

Trouvères? Troubadours? Trou normand!

"Un album de musique médiévalo-pirato-traditionnelle. Confus ? C'est normal, l'Auberge et ses musiciens mêlent allègrement les styles, les époques et les influences." Voici comment Martin Gauthier, le propriétaire de Oyez! Oyez! Productions décrit le tout nouveau disque de l'Auberge du Dragon Rouge sortit le 31 octobre dernier.

Je me le suis acheté en plein Boxing Day, à la boutique de la Table Ronde où j'ai vu que cet album était enfin sortit en magasins (il n'est même pas encore annoncé sur le site de la boutique de l'Auberge.) Je suis très satisfait et je ne comprend pas d'avoir attendu si longtemps pour en parler ici.

Pour une quinzaine de dollars, vous pouvez vous procurer cet album de "musiques et chants pour bombance et ripaille" contenant 16 chansons jouées par les différents musicailleux de l'Auberge.

Listing de l'album

  1. Margoton - Les Malurons (trad.)
  2. Fils de bâtard - Carter-Dagger (Sean Dagger)
  3. Capitaine de St-Malo - Les Murènes (trad.)
  4. La Pomme - Les Lutins Luthiers (Mario Gendron)
  5. Elenke - Salmigondis (trad. bulgare)
  6. Landry - Les Corsaires (trad.)
  7. La Prison de Nantes - David et Archibald (trad.)
  8. L'anguille - Ubert Sanspré (trad.)
  9. Tourdillon - Les Corsaires (trad.)
  10. La Fringante - Les Murènes (Yannig ar Bleiz)
  11. Martor - Les Lutins Luthiers (Mario Gendron)
  12. Les gars de Locminé - David et Archibald (trad.)
  13. Voulez-vous que je vous chante - Carter-Dagger (trad.)
  14. Hicaz - Salmingondis (trad. turc)
  15. Et de cela que vous savez - Les Malurons (manuscrit de Bayeux)
  16. Le curé de Paris - Fred du Lac et les gueux chantants (trad.)
Des trois albums qu'Oyez! Oyez! Productions a sortit, celui là est vraiment mon préféré. Les chancons sont très entrainantes et ça rappele beaucoup l'ambiance de l'Auberge. Personnelement, mes préférées sont "Tourdillon" et "Le curé de Paris" qui est un classique de l'Auberge.

Bref, c'est un excellent disque de musique d'ambiance médiévale à écouter en pantalons de cuir souple aussi bien qu'en jeans.