Le jeu de "hasard"

Les jeux de dés sont probablement les plus faciles à réaliser dans une auberge. Ils passent le temps et aident à faire circuler l'économie à travers votre bassin de joueur. L'étymologie du mot hazard viend de deux mots arabes combinés soit az-zahr; signifiant "le jeu de dés".

Le jeu suivant, appelé "le jeu de hasart" est très rapide et facile à comprendre pour une petite partie rapide contre les autres joueurs plus riches.

Le jeu de hasart se joue avec 3 dés et chaque joueur commence à tour de rôle.

Les nombres 3, 4, 5, 6, 15, 16, 17 et 18 sont des hasarts.
Les nombres 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 et 14 sont des chances.

Il y a 3 façons de gagner : quand on fait un hasart, quand notre adversaire fait un reasart et quand notre nombre de chance est brassé.

Le jeu commence avec le premier joueur qui lance les dés. S'il fait un hasart, il a gagné et la partie est finie. Sinon, le nombre brassé devient la chance de son adversaire.

Le premier joueur lance à nouveau les dés. S'il obient un hasart à ce tour-ci, c'est un reasart alors son adversaire vient de gagner et la partie est finie. Sinon, la chance qu'il vient d'obtenir devient le nombre qu'il doit réaliser pour gagner.

A partir de là, les joueurs jouent alternativement autant de fois que c'est nécessaire pour brasser l’une des deux chances. Si le joueur brasse la sienne, il gagne; s’il brasse celle attribuée à son adversaire, il perd.

Esperons que vous saurez vous enrichir en domptant ce jeu rapide ramenez des pays arabes durant les Croisades.

La marche barbare

Vous jouez un barbare et vous aimeriez chanter un joli air en attendant qu'un ennemis soit prêt à vous affronter ? Sachez que le Naheulband a pensé à vos "charmants" personnages dans l'une de leurs chansons.

Ce qui est bien avec cette chanson, c'est qu'il est très facile pour n'importe quel barbare d'y ajouter son nom et ses exploits afin de laisser sa trace dans l'histoire.

Dans une hutte on a grandi
Depuis tout jeune on prend des gnons
L’acier tranchant c’est notre vie
Et nos loisirs c’est la baston

Yor le Bourrin était un rustre
Il frappait fort et trop souvent
C’est à quatre ans, avec un lustre
Qu’il avait tué ses deux parents

Throd le Massif était balèze
Il tuait les buffles à mains nues
Il aimait jouer avec les elfes
En lançant des enclumes dessus

REFRAIN :
C’est en marchant dans les entrailles
Que les barbares vont à l’assaut
Et par le fer des haches de bataille
Tailler la chair et broyer les os

Gourga le Haut était immense
Il cassait les arbres en toussant
Il sautait par-dessus les granges
En piétinant les gens c’était marrant

Kyrn le Véloce était rapide
Il doublait les fauves en courant
Il parcourait la plaine de Krhid
En vingt minutes (et encore y avait du vent)

REFRAIN

Zrag le berserk était un abruti
Il s’énervait quand on pillait
Il frappait aussi bien sur les amis
Mais c’est pas grave on lui rendait

Ourdo le sage savait écrire
Il ne s’entraînait pas souvent
Et bien sur il s’est fait pourrir
Il n’était pas très utile au clan

Lili était bien trop gentille
Elle fut virée du clan dix fois
Mais comme elle fait bien la tarte aux myrtilles
Quand elle revient on l’engueule pas

REFRAIN

Comme vous l'avez surement remarqué, c'est un air qui se chante sans accompagnement autre que des percussions ou le bruit de vos bottes.

Le Naheulband est un groupe de musique "rolistichaotique" provenant de la France créé en 2002 par Pen of Chaos, le créateur de la saga du Donjon de Naheulbeuk. Si vous avez aimé la chanson, je vous propose d'en écouter les nombreux épisodes (28 alors que j'écris cet article) de l'aventure.

Bien choisir son maillot

Maintenant que le temps des fêtes est terminé, je citerai une amie en disant "La période costume est amorcée." Le costume d'un personnage est probablement la chose la plus importante qu'un joueur doit préparer pour un grandeur nature. Il y a quatre choses à la base de la première impression et l'apparence physique du personnage devant un autre en est la première.

Avant de continuer, sachez ce que le Wikitionnaire a à nous dire sur les maillots :

(Habillement) Vêtement ne couvrant que le haut du corps.
Voici trois manières de couvrir le haut de votre corp avec un minimum d'effort tout en restant décorum dans un setting médiéval : le tabar, le chandail lacé et la chemise lacée.

Le tabar

À l'époque médiévale, le tabar était une toge portée par-dessus une armure. Juste en l'observant, on pouvait deviner qui la personne était ou d'où elle venait. Les riches la faisait en matériaux plus onéreux et on y brodait, sur l'avant et l'arrière, ses armoiries.

En grandeur nature, c'est un vêtement simple et facile à porter. Il suffit de prendre un bout de tissus et de faire un trou au centre pour permettre d'y passer la tête.

Même si c'est un élément de costume extrêmement simple à réaliser, il donne un excellent effet sur votre toute nouvelle armure de plates complète en alluminum avec l'intérieur en cuir.

Le chandail lacé

Les boutiques médiévales ne vous le répèteront jamais assez, le linge médiéval c'est lacé. Tout ce que vous y achèterez sera lacé d'un bout à l'autre avec des lanières de cuir. Aucun bouton, aucune fermeture éclair.

Si vous suivez la mode, vous voudrez avoir un chandail lacé. C'est extrêmement simple à confectionner et ça ne demande très peu de connaissances de la couture.

  • D'abord, il faut se trouver un t-shirt uni sans motifs.
  • Ensuite vous enlevez, le col et vous découpez verticalement à partir du col jusqu'à une hauteur satisfaisante (entre 4 et 6 pouces.)
  • Il ne reste plus qu'à faire des trous de chaque côté de la fente et à passer un lacet (de cuir évidement) dans chaque trou.

Vous pouvez aussi garder les manches selon le style que vous voulez mais l'important c'est que c'est mieux qu'un t-shirt Nike ou de votre groupe de musique préféré.

La chemise lacée

Encore sur le même style que le premier, la chemise lacée s'adresse aux plus aventureux utilisateurs de la machine à coudre. C'est une bonne alternative à la chemise médiévale à 30$ ou à carrément en faire une à partir de rien.

  • Premièrement, vous prenez une belle chemise propre, d'une belle couleur, sans motif, dans un beau tissus que vous aimez.
  • Deuxièmement, vous enlevez les boutons de la chemise et vous cousez les 2 parties de l'ouverture ensemble en laissant une fente en haut pour permettre à la tête de passer et au lacé de bien paraître.
  • Troisièmement, comme pour le chandail lacé, vous faites des trous de chaque côté de la fente et vous passez un lacet.

Pour les petits budgets, ce sont les trois manières les plus faciles de couvrir le haut de votre corp tout en restant décorum. Si vous avez plus de budget, vous pouvez passer un ruban sur les rebords de votre costume pour l'agrémenter un peu. Pour les couleurs, choisissez des couleurs foncés ou rougeâtre et évitez les fluos.

En assemblant le haut avec un beau pantalon et des souliers de marche confortable (évitez les espadrilles) vous aurez un beau premier costume.

Créer son histoire

Il arrive parfois que les joueurs aient de la difficulté à écrire un historique pour leur personnage. Certains se demandent même la pertinence d'un tel texte, jugeant le tout inutile.

Par contre, il est important de se constituer un tel "background" selon les termes du jargon GNiste. En effet, il permet non seulement aux animateurs de connaître à qui ils ont affaire, mais donne la possibilité d'approfondir le vécu du personnage.

Dans un background, tout est possible, selon la saveur que l'on veut donner au personnage. L'important est de garder tout de même une certaine logique. Afin de mieux vous illustrer mes dires, je vous propose cet exemple suivant:

Supposons Jacot, simple aventurier perdu dans une contrée lointaine. Jusqu'ici, tout nage dans le très banal, Jacot ne se diffère pas tant que ça de l'aventurier classique. Par contre, si j'invente que Jacot provient d'une famille riche qui, malheureusement, s'est faite dévalisée par une bande de pillards et que son manoir a été brûlé, sa fuite en des lieux perdus se trouve à être justifiée.

L'essentiel est de garder un fil conducteur qui justifie chacun des éléments. Voici d'ailleurs quelques questions utiles à se poser lorsque l'on crée un personnage:

  1. A-t-il une connaissance des lieux? Est-il familier avec l'endroit où il s'est perdu?

  2. A-t-il de la famille encore vivante? Des proches, des amoureux, des cousins, des amis ? Ou est-il du genre solitaire?

  3. Pourquoi est-il dans le lieu en question? Qu'est-ce qui l'a amené là? En quelles circonstances?

  4. Est-il vieux, laid, fringuant, pimpant, snob? Quels sont ses traits de caractère marquants?

  5. Comment est-il habillé la plupart du temps? Pourquoi? En quelles circonstances?

  6. A-t-il déjà vécu une liaison amoureuse? Une histoire d'horreur?

  7. Quels ont été les bons moments de sa vie? Les moins bons? Y a-t-il eu des périodes de bonheur? De malheur? Pourquoi? Serait-ce possible d'en connaître de nouvelles advenant les circonstances nécessaire?
Ces questions sont essentiellement la base d'un bon background. Rien ne vous interdit de pousser davantage et de justifier les actions de votre personnage selon ce qu'il a déjà vécu ou ce qu'il lui est déjà arrivé auparavant.

Plus le background est étoffé de détails, meilleur sera votre interprétation de ce que vous voulez vraiment jouer. De plus, comme il s'agit d'un jeux fantastique, tout vous est permis, dans la limite du réalisme!

À vos crayons et... bonne écriture!

Il faut se reprendre !

Après près d'un mois d'absence, les vacances sont terminées. Il faut recommencer à bouger un peu. Depuis plusieurs jours je cherche quoi écrire sur le blogue et je finis par passer à autre chose sans n'avoir rien ajouté.

J'espère que vous avez bien fêté, bien mangé et que vous avez reçu tous les cadeaux que vous vouliez parce qu'il est maintenant temps de revenir au vrai monde.

Comme dans n'importe quoi, il faut commencer part un leger échauffement avant de se lancer tête première dans une activité. J'espère que cet article me redonnera tout le pep dont j'ai besoin pour continer à écrire.

Alors, je vous souhaite une bonne année 2008 remplie de joie et de chance.