Une décision...qui coûte cher

La société d'aujourd'hui se distingue de plus en plus de son ancêtre d'autrefois. Ainsi, le mariage catholique, soit religieux, prend beaucoup moins d'emphase sur les sentiments amoureux de nos arrière-grand-pères. La mentalité change et les lois aussi, question d'accommoder plus facilement le train-train quotidien caractéristique de notre société actuelle.

Plusieurs optent pour un concubinage civil, une union de fait libre de toutes obligations face aux sévères contraintes que recelait le mariage religieux d'antan. Il s'avère toutefois nécessaire que ceux qui choisissent, par leur libre arbitre, cet état juridique en paient le prix qui vient avec toute liberté.

En effet, il est totalement surprenant de constater à quel point les conjoints de fait se fient sur des chimères. Je m'explique. D'un point de vue légal, l'union de fait ne comporte absolument aucune obligation envers l'être aimé. C'est-à-dire que les 2 personnes vivant en couple ne se doivent absolument rien en l'absence de toute convention de vie commune.

Si rien n'a été dit, au moment de la séparation, tout redevient comme avant. Les personnes vivant en couple de 30, 45, 60 ans ont tous les mêmes devoirs entre eux que ceux qui vivent 3 semaines ensemble. Ils n'ont rien à se donner s'ils décident de se séparer.

Malheureusement, plusieurs s'imaginent, grâce à l'influence de certaines lois d'importance, telles la LSAAQ, que les conjoints de faits ont quelques obligations entre eux. Par exemple, la Loi sur la Société automobile du Québec permet certaines prestations pour le conjoint de fait selon certaines circonstances données. Cela ne veut toutefois pas dire que parce qu'une loi statutaire l'exprime clairement qu'il en est ainsi pour tout.

Plusieurs croient qu'au moment de la séparation, ils obtiendront un partage égal des biens accumulés durant leur union, une prestation compensatoire si l'un des 2 s'enrichit plus qu'un autre. Or, tout ceci est malheureusement faux. Le seul moyen pour palier à ces problèmes est l'existence d'une convention de vie commune, un contrat déterminant quels seront les impacts si une séparation doit avoir lieu.

Le problème réside dans le fait qu'à la séparation, plusieurs sont très colériques de voir ainsi envolés leurs espoirs de soutirer une compensation à l'ex-conjoint. Rien ne justifie pourtant leur colère. On ne peut tout avoir; si un choix est pris, les conséquences viennent avec. Si personne ne se soucie moindrement, quand tout va bien, de ce qui se passerait lorsque tout ira mal, pourquoi être si frustré? Renseignez-vous!

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