Joueurs autosuffisants

Certains maîtres de jeu n'aiment pas les Grosbills dans leurs parties. Ces joueurs qui spécialisent leur personnage dans le combat cherchent souvent des trous dans les règles afin de causer le plus de dégâts possibles en peu de temps. Un autre type de joueurs qui nuit aussi au jeu essaie simplement d'être autosuffisants dans tous les domaines. Il ne nuit généralement pas aux autres joueurs mais il peut causer des mots de tête pour le maître de jeu ou l'équipe d'animation.

À la base, chaque joueur doit être autonome dans les actions qu'il fait faire à son personnage. Une fois que ce dernier est créé, il devrait pouvoir le faire agir comme il le veut sans avoir besoin d'aide extérieure. Un guerrier doit savoir manier l'épée et un voleur doit savoir entrer par effraction des les endroits verrouillés. Cette autonomie devient dangereuse lorsqu'on l'applique à tous les niveaux et de manière extrémiste.

D'après Hermann Scheer, prix Nobel alternatif de 1999, l'autosuffisance des nations amènerait la paix. Si nous superposons cela au jeu de rôle, le fait d'être autosuffisant élimine ou réduit de beaucoup les conflits et les interactions avec les autres.

Pour reprendre mon exemple, si le guerrier, en plus de manier son arme, connaît la magie et peut éviter les pièges, il n'a plus besoin d'un mage et d'un voleur avec lui lorsqu'il attaque le donjon d'une liche maléfique. Pour certains, c'est un objectif à atteindre et ils ne s'arrêtent que lorsqu'ils l'ont atteint.

Le problème ne se présente pas que dans le rôle que le personnage joue. Il existe plusieurs cas d'autosuffisance qui peuvent réduire les interactions entre les personnages et augmenter la charge de travail de l'animation pour forcer les joueurs à croiser le chemin des autres éventuellement.

Imaginons qu'un système demande à un forgeron d'avoir un lingot de fer, un morceau de cuir et des outils de forge pour pouvoir faire une arme. Les concepteurs du système se seront dit que grâce à celui-ci, le forgeron devra aller voir un mineur, un chasseur et un concepteur d'outils - qui, lui aussi, a besoin de fer pour créer les outils. Si ce forgeron connaît tous ces métiers et qu'en plus il a des notions de mathématiques, il n'a besoin de personne pour que son commerce ne soit prospère. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui peuvent être possible.

Les disputes, les différends, les associations, les altercations, les échanges de points de vue et la complicité entre les joueurs sont à la base du jeu de rôle. Si un joueur s'enferme dans sa petite bulle, il se prive de la raison même du jeu.

Si vous êtes de ce genre de joueur, dites-vous qu'en étendant ses connaissances dans plusieurs domaines, on n'a aucune lacune mais on ne se spécialise en rien. Une personne qui est seconde dans tous les domaines ne peut qu'assister ceux qui y sont premiers.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Personnellement, je joue des bardes quand je sais pas dans quoi me spécialiser.

Tu fais un peu de tout.