Traiter avec l'animation

Après une première visite dans un nouveau grandeur nature, certains trouvent parfois que les animateurs, ou même les joueurs, sont xénophobes et qu'ils sont peu courtois avec les joueurs.

Comme toutes les activités sociales, à force de se cotoyer, les gens finissent par se rapprocher et développer des liens entre eux. Parfois, ils laissent des commentaires négatifs ou posent des gestes un peu trop familier ce qui ne devraient pas être fait dans un rapport Marchand-Client.

C'est très dommage mais dans un sens, un grandeur nature est une business. L'équipe d'animation est là pour offrir un service à ses clients joueurs.

Souvent, les gens vont dire, lorsqu'ils sont insatisfaits avec le service d'un magasin ou d'un restaurant, que le client est roi. Après une partie de GN, certains joueurs se sentiront parfois dans la même situation et profiterons des différents moyens disponibles pour faire part de leur mécontentement.

En 7 ans, j'ai connu 2 grandeurs natures qui ont fermés leurs portes parce que les joueurs profitaient trop de l'anonymat d'Internet pour critiquer contre l'équipe d'animation. Après plusieurs mois, la charge vient à être trop grande pour les administrateurs et ils finissent par exploser.

La manière que j'ai vu le mieux fonctionner contre les joueurs qui critiquent contre tout est très simple : Tant qu'un joueur ne sera pas devenu un ancient, son opinion ne sera pas valable. C'est une solution très drastique qui va absolument contre l'expansion du nombre de joueur mais elle marche extrêment bien.

Comment y survivre ?


Ce n'est pas par pur élitisme que cette solution a vu le jour. Régulièrement, les joueurs se plaignent de choses qui ne sont pas contrôlées par les animateurs ou qui sont totalement fausses.

Pour qu'un maître de jeu ne refusent pas de vous écouter serait de bien lire le livre de règle. Plusieurs choses sont souvent écrites dans ceux-ci qui peuvent ne pas être évidentes au premier coup d'oeil. En lisant tout, vous serez sur de ne pas avoir l'air idiot quand vos poserez une question.

Ensuite, afin de poser une question ou faire un commentaire qui sera bien reçue par l'animation serait de lire toute la documentation disponible (les forums, les FAQs, les listes de courriels) avant d'écrire son premier message. Certaines communautés fonctionnent d'une manière spéciale ou ont des endroits précis pour poster les plaintes ou les commentaires. Si vous commencez en n'envoyant pas votre message n'importe où, vous aurez surement une meilleure écoute.

Finalement, comprenez que l'équipe d'animation a une vie à l'extérieur de votre grandeur nature. Si tous les commentaire qu'un animateur reçoit de la part des joueurs sont négatif, il ne sera pas porté à y répondre ou pire, à revenir animer. Il trouvera une activité valorisante qu'il peut pratiquer sans critique.

Une décision...qui coûte cher

La société d'aujourd'hui se distingue de plus en plus de son ancêtre d'autrefois. Ainsi, le mariage catholique, soit religieux, prend beaucoup moins d'emphase sur les sentiments amoureux de nos arrière-grand-pères. La mentalité change et les lois aussi, question d'accommoder plus facilement le train-train quotidien caractéristique de notre société actuelle.

Plusieurs optent pour un concubinage civil, une union de fait libre de toutes obligations face aux sévères contraintes que recelait le mariage religieux d'antan. Il s'avère toutefois nécessaire que ceux qui choisissent, par leur libre arbitre, cet état juridique en paient le prix qui vient avec toute liberté.

En effet, il est totalement surprenant de constater à quel point les conjoints de fait se fient sur des chimères. Je m'explique. D'un point de vue légal, l'union de fait ne comporte absolument aucune obligation envers l'être aimé. C'est-à-dire que les 2 personnes vivant en couple ne se doivent absolument rien en l'absence de toute convention de vie commune.

Si rien n'a été dit, au moment de la séparation, tout redevient comme avant. Les personnes vivant en couple de 30, 45, 60 ans ont tous les mêmes devoirs entre eux que ceux qui vivent 3 semaines ensemble. Ils n'ont rien à se donner s'ils décident de se séparer.

Malheureusement, plusieurs s'imaginent, grâce à l'influence de certaines lois d'importance, telles la LSAAQ, que les conjoints de faits ont quelques obligations entre eux. Par exemple, la Loi sur la Société automobile du Québec permet certaines prestations pour le conjoint de fait selon certaines circonstances données. Cela ne veut toutefois pas dire que parce qu'une loi statutaire l'exprime clairement qu'il en est ainsi pour tout.

Plusieurs croient qu'au moment de la séparation, ils obtiendront un partage égal des biens accumulés durant leur union, une prestation compensatoire si l'un des 2 s'enrichit plus qu'un autre. Or, tout ceci est malheureusement faux. Le seul moyen pour palier à ces problèmes est l'existence d'une convention de vie commune, un contrat déterminant quels seront les impacts si une séparation doit avoir lieu.

Le problème réside dans le fait qu'à la séparation, plusieurs sont très colériques de voir ainsi envolés leurs espoirs de soutirer une compensation à l'ex-conjoint. Rien ne justifie pourtant leur colère. On ne peut tout avoir; si un choix est pris, les conséquences viennent avec. Si personne ne se soucie moindrement, quand tout va bien, de ce qui se passerait lorsque tout ira mal, pourquoi être si frustré? Renseignez-vous!

Une question de privatisation

En regardant la société pitoyable d'aujourd'hui, je ne peux m'y résoudre. Le système public est littéralement en train de crever. Le nombre de fonctionnaires que cela nécessite pour transmettre un petit papier est absolument écœurant. Pourquoi ! Pourquoi s'handicaper d'un tel système alors qu'une mentalité basée sur l'efficacité balaierait d'un coup de main énergique tout ce bordel ?

Un monstre. Voilà ce que représente à mon avis l'État. Et pour les sceptiques, vous ne rêvez pas. Loin de là.

Un de mes amis me proposait d'une manière insistante à quel point l'on devrait tout privatiser, excepté les secteurs essentiels nécessitant absolument une intervention de l'État. Je dois qu'après maintes réflexions sur le sujet, ma pensée gauchiste s'en est trouvée fort affaiblie face aux multiples avantages que cette solution recèle.

En effet, dans un premier temps, en éliminant toute la ''scrap'' de fonctionnaires qui se pognent le derrière dans une administration déficiente augmenterait la rentabilité du système général d'une manière exceptionnelle. Imaginez: vous déposez auprès du Registraire des Entreprises une demande de constitution. Au lieu d'être acceptée, revisée, ré-écrite, relue et transmises dans 2 mois, vous l'obtenez la journée même puisqu'une seule personne s'est penchée sur le problème, l'a lue de manière appropriée et l'a directement retransmise...Wow! Quelle efficacité!

De plus, une excellence serait prônée afin de justement améliorer l'efficacité de la société. De sa béquille chancelante, notre Handicapée se redresserait. Par contre, je suis d'avis que certains secteurs se doivent toutefois d'être sous une tutelle sévère étatique. La culture, l'éducation, CERTAINS programmes sociaux et une part de la santé se doivent de rester sous l'aile protectrice de l'État. Garder une société cultivée, consciente de ses déboires, cela redresserait autant notre Grande Malade.

M'enfin...privatisez-moi ça!

Une percée majeure

Wow! J'arrive pas à le croire, c'est de la magie à l'état pur...

Wikipedia nous indique que:

En biologie, le terme de cellules souches désigne des cellules indifférenciées qui, d'une part, peuvent donner des cellules spécialisées (différenciation) et, d'autre part, peuvent virtuellement se renouveler indéfiniment.
En gros, ce sont les cellules qui sont à l'origine de tous nos tissus humains, peu importe la provenance. Dans la maturation cellulaire, l'embryon, à son premier stade, ne résulte qu'en une multiplication cellulaire effrénée.

Par contre, pour donner ce que nous sommes présentement, les simples cellules contenant tout notre bagage doivent subir une transformation, une mutation leur donnant certaines caractéristiques (ce que l'on nomme la différenciation). Ainsi, un érythrocyte (globule rouge) comprendra un groupement hème, une protéine capable de capter le fer tandis qu'un leucocyte (un globule blanc) sera capable de produire des enzymes capable de tuer un microbe indésirable. Une neurone se développera suite à telle impulsion tandis que des cellules épithéliales de la peau seront formées sous un autre signal.

Bref, le corps s'obtient suite à une série de signaux spécifiques. Malheureusement, l'inverse n'est pas possible. On a toujours chercher à trouver comment faire le contraire, soit partir d'un petit groupe de cellules pour le transformer en sa forme la plus élémentaire...Impossible jusqu'à ce jour.

Graĉe aux efforts de l'équipe américaine, sous la direction de M. James Thomson, et à ceux d'une équipe japonaise, travaillant séparément, les humains sont maintenant capables de produire par eux-même des cellules à leur état le plus fondamental. Ces brillants chercheurs ont pu réussir à recréer, à partir de cellules de la peau, les cellules souches permettant d'obtenir une diversification extraordinaire. Cela représente donc un espoir immense pour les grands brûlés, tous ceux nécessitant une greffe quelconque, bref tous ceux qui sont restreints par les politiques éthiques reliées au clonage.

Espérons simplement que l'espèce humaine sera assez brillante pour s'en tenir à ce type de création artificielle et qu'elle n'ira pas à recréer un second processus de clonage artificiel...

Liens utiles:
Radio-Canada
Revue Science

Vivre ou survivre ?

D'après les définitions, la vie et la survie sont deux choses très différentes. Pour survivre, il suffit de simplement s'alimenter, boire, trouver un logis pour se protéger des intempéries et un endroit où être au calme. Une fois qu'on a toutes ces choses - qui s'apparentent étrangement aux besoins primaires - nous survivons. Dans notre société, nous avons déjà toutes ces choses à portée de main. Alors, qu'est-ce que signifie réellement le fait de vivre ?

Souvent, quand je suis pris dans le tourbillon métro-boulot-dodo, je m'arrête pour me rendre compte que je ne suis pas en train de vivre mais bien de survivre. Le train-train quotidien amène souvent plusieurs évênements qui déboullent l'un à la suite de l'autre à un tel point qu'on en vient à oublier les choses qui sont véritablement importantes.

Déjà que nous devons gagner notre vie alors qu'elle nous appartient déjà, pourquoi devrions-nous oublier de vivre pour survivre ?

Nous ne sommes pas au temps où l'être humain devait chasser pour manger. Il suffit d'une visite au supermarché pour avoir accès à toute une panoplie d'aliments. Nous n'avons pas à nous construire des huttes ou à nous armer, tout est déjà là.

Peut-être qu'en fait, nous avons absolument besoin de survivre pour mieux vivre. Même si la vie nous est plus facile qu'elle ne l'était pour nos grands-parents, notre subconscient cherche des moyens de travailles pour obtenir ce qu'il a déjà.

Cela expliquerait plusieurs choses comme, par exemple, les workaholics qui s'ennuie lorsqu'ils ne sont pas au travail.

Faire une dague 2

Avant de lire cet article, je vous propose de lire "Faire une dague 1" qui explique comment faire le squelette cette arme.

À toutes les époques, la dague fut considérée comme une arme ambigüe. D'un côté, elle était vue comme une arme de traitrise - de nombreux assassinats se sont déroulés à l'aide de couteaux et de dagues. D'un autre, elle était vue comme l'arme du courageux ou du téméraire - l'utilisation de cette arme en combat au corp à corp peut être très dangereuse.

La dernière fois, nous avions fait la base de la dague afin qu'elle soit prête à recevoir ce qui deviendra la lame. On m'a fait remarquer qu'au lieu d'utiliser du ruban à conduit twistée sur la tige de PVC pour faire coller la mousse dessus et l'immobiliser, j'aurais pu utiliser du ruban à tapis double face. C'est un peu plus d'investissement mais ça fait un travail plus solide.

La prochaine étape sera de former la mousse sur la tige de PVC afin que l'arme prenne sa forme et qu'elle soit moins violente lors des combats.

Bâtir la lame

Si on plaçait le Duck Tape sur la mousse isolante maintenant, on se ramasserait avec un bâton entouré de mousse à l'air métalique. Pour une arme faite à la va-vite, c'est une solution. Un ami avait 15 dagues à faire en une soirée et il a décidé de ne pas trop se forcer pour le design.

Pour faire la forme de la lame, je coupe un tube de mousse isolante en 6 et j'en prend deux morceaux que je colle sur les côté de l'arme. Il ne faut pas trop les serrer sur la mousse pour qu'elle garde le peu d'absorption de choc qu'elle a. Une bonne alternative serait d'utiliser deux boudins servant à calfeutrer les fenêtres ou protéger les tuyaux de piscine contre le gel.

Afin que la pointe ait une belle forme, je coupe un peu dans la mousse du bout de la lame. C'est une des raisons pourquoi il faut laisser un bout sans mousse sur la tige de PVC. Une bonne lame d'x-acto fera très bien l'affaire. En faisant la courbe de votre arme, faites attention à ne pas lui donner une allure de suçon.

Même si elle est taillée, la pointe n'aura pas une belle forme si on ne la retient pas indépendement du reste par du Duck Tape. Il suffit de ramener les quatres bouts de mousse vers l'intérieur et de mettre une petite longueur de ruban pour tout tenir en place.

Le reste est passablement facile à faire. En commençant pas les côtés "coupants" de l'arme, il faut coller avec le Duck tape la mousse pour améliorer sa durabilité. Sans le ruban adhésif, la mousse a plus de chance de se perforer ou d'exploser suite aux différents coups donnés avec.

C'est ce qui complète la seconde partie de mon article sur la confection d'une dague. Ce n'est pas très compliqué et je me rend compte que c'est plus long d'écrire comment le faire que de simplement s'assoir avec tout son matériel. La prochaine fois, je passerai les dernières étapes.

Pour lire la suite :



Se tenir à table

Lorsque vous êtes invité à la table d'un riche seigneur, il y a plusieurs choses à savoir. Plusieurs de ces règles de conduite sont encore connues aujourd'hui mais, rarement pour les mêmes raisons.

Au moyen-âge, toutes les fêtes se terminent toujours par un grand banquet ou tous les plus riches dignitaires sont invités. Chaque convive est placé selon sa situation et deux personnes de statut différents ne s'assoient pas à la même table.

L'hôte fournit généralement les couverts pour la soirée sauf pour le couteau personnel. Comme les fourchettes ne sont pas encore inventées (elles seront introduite par la reine Catherine de Médicis, au 16e siècle) et que les cuillère sont rarement utilisées, on se sert de ses doigts pour manger. On ne doit pas utiliser son couteau pour se curer les dents, il existe des cure-dents en bois parfumés pour le faire.

C'est très important de constament garder ses mains propres. Tout au long du repas, des bols d'eau agrémentés d'herbes désinfectantes et odorantes pourront être demandés aux serviteurs afin de se laver les doigts et les ongles. Malgré ce que certains essaient de nous faire croire, il est mal vu de cracher ou de boire dans ces bols.

Aussi, il est important de bien se tenir sur le banc. Il ne faut pas se tortiller, il faut adopter une position stable. Il faut garder le dos droit et ne pas se pencher sur son assiette. On ne pause pas les bras ou les coudes sur la table; seul les poignets peuvent s'y trouver.

Finalement, comme il n'y a qu'un verre et un tranchoir (une tranche de pain rassis sur une plance de bois ou d'étain) pour deux convives il est impoli de se gratter avant de se servir et on doit s'essuyer la bouche avant de boire. Afin de ne pas monopoliser le verre, il faut tout boire d'un trait.

Ce ne sont que quelques petits trucs très simples qui peuvent vous aider à garder la face la prochaine fois qu'une fête se fera dans le chateau du coin.

La table à feu

Si vous ne l'avez pas lu, je vous conseille les articles sur le froissartage et sur le brêlage carré avant celui-ci.

N'ayez pas peur, je n'expliquerai pas comment faire un artéfact voué aux diables ni comment bâtir son propre engin de torture pour les grandeurs natures.

La table à feu est faite à partir du froissartage et permet d'avoir un feu à porter de main et d'y poser une grille pour la cuisson. Elle est très simple à monter et, tout en permettant la préparation de repas en jeu, elle donne plus de décorum à un camp qu'un four au propane.

Pour un groupe de trois ou quatre personnes n'en ayant jamais fait, une table à feu prend autour d'une heure et demi à faire.

Vous avez besoin :

  • une pelle
  • un couteau
  • un rouleau de corde
  • un rouleau de papier d'aluminium
  • une grille
  • quatre grosses perches de 5 pieds de long
  • deux perches de quatre pieds de long
  • deux perches de trois pieds de long
  • plusieurs branches de la grosseur d'un pouce
  1. Pour commencer, c'est très simple. Vous n'avez qu'à creuser quatre trous assez creux pour que les pattes de la table - les quatre grosses perches - tiennent bien. Les trous doivent former un rectangle d'environs trois pieds par deux. Pour la sécurité, la table doit bien être ancrée dans le sol.
  2. Ensuite, il vous faut relier les pattes grâce aux autres perches avec la corde et un peu de brêlage. Vous devez absolument commencer les nœuds sur les pattes car c'est elles qui porteront le poids du feu et des couches de protection. Les pattes doivent dépasser d'au moins six pouces au-dessus de ces traverses.
  3. Quand elles sont placées, placez les branches dessus toutes dans le même sens en bloquant le plus possible les trous qui pourraient laisser tomber la terre. Vous pouvez aussi remplacer ces branches par des planches si vous en avez. Passez de la corde en huit autour des branches pour être sur qu'elles ne bougeront pas.
  4. Lorsque tout cela est fait, mettez deux à trois pouces de terre sans racines ou roches sur vos branches. Tout le bois et la corde doit être recouvert le plus possible de terre. S'il y a des bout qui ne peuvent être cachés du feu, utilisez le papier d'aluminium. Si vous pouvez utiliser du fil de métal, profitez-en parce que le feu peu endommager et affaiblir la corde de jute.
  5. Finalement, placez la grille au dessus de l'endroit où sera votre feu. Vous pouvez prévoir une manière de la grille au-dessus du feu sans qu'elle soit attachée. Cela la conservera plus longtemps en bon état et vous permettra de faire un plus gros feu pour en retirer la braise nécessaire à la cuisson.
L'utilisation de la table à feu est très simple. Vous allumer un feu sur la couche protectrice de votre table et vous attendez d'obtenir la braise idéale. Lorsque vous l'avez, cela peut prendre plus d'une heure, vous placez votre grille au-dessus et vous sortez tout vos dons de cook.

Joueurs autosuffisants

Certains maîtres de jeu n'aiment pas les Grosbills dans leurs parties. Ces joueurs qui spécialisent leur personnage dans le combat cherchent souvent des trous dans les règles afin de causer le plus de dégâts possibles en peu de temps. Un autre type de joueurs qui nuit aussi au jeu essaie simplement d'être autosuffisants dans tous les domaines. Il ne nuit généralement pas aux autres joueurs mais il peut causer des mots de tête pour le maître de jeu ou l'équipe d'animation.

À la base, chaque joueur doit être autonome dans les actions qu'il fait faire à son personnage. Une fois que ce dernier est créé, il devrait pouvoir le faire agir comme il le veut sans avoir besoin d'aide extérieure. Un guerrier doit savoir manier l'épée et un voleur doit savoir entrer par effraction des les endroits verrouillés. Cette autonomie devient dangereuse lorsqu'on l'applique à tous les niveaux et de manière extrémiste.

D'après Hermann Scheer, prix Nobel alternatif de 1999, l'autosuffisance des nations amènerait la paix. Si nous superposons cela au jeu de rôle, le fait d'être autosuffisant élimine ou réduit de beaucoup les conflits et les interactions avec les autres.

Pour reprendre mon exemple, si le guerrier, en plus de manier son arme, connaît la magie et peut éviter les pièges, il n'a plus besoin d'un mage et d'un voleur avec lui lorsqu'il attaque le donjon d'une liche maléfique. Pour certains, c'est un objectif à atteindre et ils ne s'arrêtent que lorsqu'ils l'ont atteint.

Le problème ne se présente pas que dans le rôle que le personnage joue. Il existe plusieurs cas d'autosuffisance qui peuvent réduire les interactions entre les personnages et augmenter la charge de travail de l'animation pour forcer les joueurs à croiser le chemin des autres éventuellement.

Imaginons qu'un système demande à un forgeron d'avoir un lingot de fer, un morceau de cuir et des outils de forge pour pouvoir faire une arme. Les concepteurs du système se seront dit que grâce à celui-ci, le forgeron devra aller voir un mineur, un chasseur et un concepteur d'outils - qui, lui aussi, a besoin de fer pour créer les outils. Si ce forgeron connaît tous ces métiers et qu'en plus il a des notions de mathématiques, il n'a besoin de personne pour que son commerce ne soit prospère. Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui peuvent être possible.

Les disputes, les différends, les associations, les altercations, les échanges de points de vue et la complicité entre les joueurs sont à la base du jeu de rôle. Si un joueur s'enferme dans sa petite bulle, il se prive de la raison même du jeu.

Si vous êtes de ce genre de joueur, dites-vous qu'en étendant ses connaissances dans plusieurs domaines, on n'a aucune lacune mais on ne se spécialise en rien. Une personne qui est seconde dans tous les domaines ne peut qu'assister ceux qui y sont premiers.

Le brêlage carré

Si vous ne l'avez pas encore lu, je vous suggère de lire l'article sur le froissartage avant de lire celui-ci.

Le brêlage carré est la base de toutes constructions faites de bois et de corde. Contrairement à ce que certaines personnes pensent, ce n'est pas un noeud mais bien une technique qui sert à relier deux perches se croisant à angle droit. Si elle est faite bien solidement en serrant bien la corde, la construction durera tant et aussi longtemps que la corde pourra la retenir.

Les utilités du brêlage en carré sont très grandes. Pensez à n'importe quelle structure dont les parties, en quelque part, doivent se croiser en angle droit et vous aurez trouvé une des utilisations de cette technique. Du simple cadre à la cabane dans les arbres, tout est possible.

Certaines personnes préfèrent se servire du brêlage pour camoufler des choses qui ne seraient pas décorum. Si vous avez cloué des perches ensemble ou si vous les faites tenir avec des techniques ou des procédés anachroniques, passé un brêlage rapide par-dessus et ce sera réglé.

Faire son premier brêlage


Commencez par un noeud de départ. Ce noeud tiendra la construction en place donc il est important de le mettre sur le bois portant. Si vous le mettez sur le bois mort, au mieux, votre brêlage glissera sur le bois portant. Laissez une longueur d'au moins deux ou trois pouces dépasser de l'autre côté de chaque perche pour vous laisser de la place pour travailler.

Faites passer la corde sous le bois mort, puis sur le bois portant. Repassez encore sous le bois mort et une autre fois sous le bois portant. C'est cela qui retiendra vos deux perches ensemble et qui les empêchera de se décoller. Si vous êtes équipé d'une hachette, vous pouvez faire, préalablement, des encoches dans les perches afin qu'elles s'encastrent mieux l'une dans l'autre. Répétez trois fois l'étape précédente. Vous pourriez le faire plus ou moins mais votre construction n'aurait pas la résistance que j'ai promise plus haut ou vous perdriez de la corde.

Tournez la corde en serrant très fort trois fois autour de votre corde, entre les perches. Ces tours de force (ou de frappe) solidifieront la technique et empêcheront la corde de se lousser. Une fois encore, il est inutile d'en faire plus. Il faut que le brêlage soit bien solide et qu'il n'y ait pas de corde de lousse qui traîne. S'il y en avait, la structure pourrait bouger et endommager la corde par la friction.

Finalement, terminez votre brêlage par un noeud. Ici, vous avez deux choix. Soit vous faites ce noeud sur le bois portant, soit vous le faites en utilisant le bout de la corde que vous avez gardez au début. Les deux méthodes sont utilisées mais, personnellement, je préfère la seconde parce qu'elle contrôle les deux endroits qui pourraient lousser la corde.

Vous connaissez maintenant le secret du brêlage. Ce n'est que la base du froissartage mais c'est, généralement, la technique la plus utilisée pour se bâtir un camp. Il existe bien d'autres techniques qui peuvent être utilisées avec les perches et la corde mais ça ira pour une autre fois.

Éventuellement, j'écrirai, peut-être, un article sur un exemple de l'utilisation du brêlage carré.

Révolutionnons l'Halloween

Le 31 octobre dernier au soir, trois monstres ont sortis des enfers afin de déguster la chair fraîche et jeune des enfants de la ville de Terrebonne. Un homme du futur, un bossu et un diablotin se sont promenés durant plus d'une heure à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent mais, apparemment, ils n'ont trouvé que des monstres, des super héros, des pirates et des sorcières.

Se doutant bien qu'il s'agissait d'enfants cherchant à se déguiser, les trois gourmands ont offert des bonbons à ceux qu'ils voyaient question de les engraisser pour les dévorer plus tard.

Ma copine, un de nos amis et moi avons déambulé entre six et huit heure hier soir en offrant à chaque enfant que nous croisions une palette de chocolat. Nous voulions profiter de cette soirée alors nous nous sommes déguisés en monstres et avons été acheté deux sacs de chocolat. En fait, nous en avons acheté trois mais nous avons gardé le dernier pour nous.

En général, la soirée s'est bien déroulée. Nous avons reçu plusieurs beaux commentaires de la part des parents qui trouvaient étrange mais gentil le fait que nous nous promenions pour donner aux enfants plutôt que d'attendre qu'ils viennent cogner à la porte. Il faut dire que dans nos quartiers respectifs, aucunes maisons n'étaient décorées et personne ne passait dans les rues.

Certains parents se sont indignés de voir trois jeunes de vingt ans se promener comme ça. Ils croyaient que l'on voulait faire peur à leurs enfants. Je ne comprends pas qu'on dise à nos enfants de ne pas accepter les bonbons des étrangers mais qu'on les laisse aller cogner aux portes en les attendant dans la rue.

Finalement, tout s'est bien déroulé. Il n'y a eu aucun accident majeur - deux petites filles ont été effrayées par le diablotin, un père s'est frustré contre le petit diablotin - et nous avons passé toute notre cargaison. Ce fut une belle soirée qui nous a permis de faire de l'exercice tout en étant déguisé. Si vous avez encore le cœur jeune, je vous invite à révolutionner l'Halloween avec nous pour les années à venir.